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"Énigme :
Rien ne la justifie. Pourtant elle existe partout dans le monde et concerne toutes les catégories socioculturelles ;
Pour certains, elle toucherait une femme sur dix mais, pour d'autres, les hommes en seraient affectés selon des proportions similaires ;
Elle peut prendre diverses formes : psychologique, sexuelle ou physique mais la première reste la plus difficile à prouver ;
Elle est punie par la Loi n° 92-683 du 22 juillet 1992 modifiée par la loi n° 2006-399 du 4 avril 2006... »
La violence conjugale est une atteinte volontaire à l'intégrité de l'autre le plus souvent à l'abri du regard de la société. Elle commence par un événement isolé et s'installe ensuite au fil du temps dans la répétition et la surenchère.
Son démarrage est insidieux, usant de la violence psychologique (reproches, réprimandes, colères, insultes, dénigrement...). Elle amène petit à petit la victime à perdre confiance en elle, à se sentir coupable de ce qui se passe et à penser qu'en répondant à ses attentes, son bourreau va changer. L'isolement permet également une non remise en cause par l'extérieur et amoindrie progressivement la capacité de raisonnement de la victime.
Parfois en parallèle, parfois bien plus tard, la violence physique surgit, amenant avec elle une grande souffrance, un état de stress permanent, le sentiment de honte et le risque de plus en plus grand chaque jour de perdre la vie.
La personne violente a souvent deux visages : social plus policé et intime plein d'agressivité, qui font que l'entourage a parfois du mal à croire la victime quand elle vient se livrer.
victime de violence conjugale: un privilège féminin?
Il y aurait neuf hommes violents pour une femme violente mais la proportion d'hommes battus n'est pas connue, beaucoup ont trop honte pour porter plainte. D'ailleurs, au Canada, une étude montrerait que, dans le monde entier, il n'y a pas une si grande différence entre la violence des femmes et celle des hommes. Il n'existe pas actuellement de réelles statistiques qui permettraient de trancher. La Loi et l'opinion publique n'intégrant pas cette éventuelle égalité, les hommes violentés parlent encore moins que les femmes ce qui limite le dépôt de plainte.
Comment s'en sortir?
Pour la victime, prendre la décision de partir et le faire est un cheminement difficile mais indispensable dans cette situation. Mettre des mots sur ce qui se passe le plus tôt possible est un point de départ indispensable à l'arrêt de cette spirale infernale. Un professionnel peut vous accompagner dans cette démarche. Se faire aider par des associations de soutien est également précieux pour s'en sortir et être reconnu comme victime.
Sortir de sa violence
La violence n'est pas une fatalité et rien ne la justifie. Le comportement violent peut se modifier pour peu que la personne en manifeste le désir. Le Dr Coutanceau travaille notamment sur le suivi des personnes violentes à l'égard de leur partenaire. Au-delà de la reconnaissance de leur violence, il préconise l'usage de la thérapie de groupe qui permet aux patients de prendre conscience petit à petit de leur comportement à travers le regard et l'expérience de l'autre. Le soutien individuel et la thérapie de couple peuvent également aider dans la démarche de changement.
SR
http://www.face-a-face.info/index.html
http://soshommesbattus.over-blog.com/
http://www.sosfemmes.com/
Comment consulter ?
J'appelle le 0811 111 000