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ALCOOLISME

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Mon ex Mari est alcoolique depuis 5 ans. J'ai tout essayé pour le faire sortir de cet enfer mais rien n'y fait. il ne travaille plus, ments tout le temps .... Nous sommes séparés depuis plus d'un an mais je continue à l'aider ( financièrement surtout ) car je vis dans une éternelle culpabilité, notament vis à vis de notre fille qui est très attachée à son papa.

Je me sents responsable de son mal être. Comment sortir de là ?

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Aider n'aide pas toujours...

Bonjour Carla,

J'entends dans votre message que vous remuez ciel et terre pour aider votre ex-mari. Vous aimeriez qu'il aille mieux et c'est tout à fait respectable.

 

Mais lui, qu'en dit-il ? Vous ne pouvez faire les démarches de soin à sa place et vous risquez de vous épuiser à tenter à tout prix de le faire. L'alcoolisme implique une relation de dépendance à l'autre. En agissant là où votre ex-mari est le seul à pouvoir le faire, vous le dédouanez d'avoir à s'occuper de ce qui le concerne là-dedans. Il peut se reposer sur vous. Même si c'est très difficile, il serait probablement judicieux de le laisser un peu se débrouiller avec ce qui lui arrive. Vous pouvez être là, disponible, sans agir à sa place ou gommer les conséquences de l'alcoolisme. Vous l'aiderez certainement en intervenant moins.

 

En ce qui concerne votre culpabilité liée à la responsabilité que vous pensez avoir quant à son état, n'oubliez jamais que chacun fait ses propres choix, de façon consciente ou inconsciente, mais ce sont malgré tout des choix. Ce n'est pas vous qui buvez, c'est lui. Et face aux difficultés que nous rencontrons tous dans nos trajectoires de vie, nous n'avons pas tous les mêmes ressources. Celles que nous trouvons nous mettent parfois dans des situations compliquées mais elles nous appartiennent, elles ne sont jamais le fait des autres. Votre culpabilité vous concerne vous, elle n'a pas forcément à voir avec ce que traverse votre ex-mari. Si votre situation (pas celle de votre ex-mari)  est cause d'une souffrance qui vous encombre trop, il pourrait être pertinent de trouver un soutien auprès d'un professionnel.

 

Cordialement.

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AIDER C'EST TENDRE LA MAIN

BonjourCELINE et CARLA, par la même occasion ; vs dites pas de démarches à sa place, le dédouanez de ce qui le concerne, des propres choix, tout cela c'est exact ; mais pour moi c'est tendre  une main, donner une aide ; certaines personnes ont besoin d'une main, de l'aide, des mots, d'être bousculée ; c'est ce que vous appelez "ne pas avoir les mêmes ressources" ; personnellement quand je vous lis et avec tout mon respect, vous offrez à CARLA un soutien qu'elle-même offre à son ex...C'est cela la psychologie. Et CARLA croit bien faire.Je lui transmets beaucoup d'énergie, qu'elle reste elle-même;elle ne souffre pas d'une grande souffrance, elle ne peut simplement faire accepter à l'autre le bien.Et cela c'est moins  frustrant. Tendre une main dans n'importe quelle situation, c'est déjà un beau cadeau, pour soi... avant de le transmettre àl 'autre. Mais vous êtes une professionnelle à l'écoute et c'est votre cadeau.

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L'aide qu'on donne dépend de celui qui la reçoit

Bonsoir Agnès,

Merci pour votre message, cela fait du bien de constater que d'autres personnes que les psychologues de la plateforme participent à faire vivre ces forums. Votre point de vue ressemble à ce que j'ai déjà perçu de vous dans vos messages précédents. Il est très humaniste et dégage une certaine douceur. Je pense être assez proche de votre pensée quand vous parlez de ce que c'est qu'aider... Simplement, je souhaitais transmettre que parfois, notre aide, telle qu'on la pense pour l'autre, et quelle qu'elle soit, tombe juste, et parfois, cette aide ne produit pas les effets escomptés. Parce qu'on fait en fonction de ce qu'on ressent soi-même pour l'autre, on fait comme on peut, avec ce qu'on est.  Et vous avez raison, c'est souvent beaucoup. Il arrive parfois cependant qu'on ne puisse pas aider, que cela nous soit impossible, qu'on ne puisse supporter la souffrance de l'autre. Cela aussi se respecte. A chacun ses possibles... Et quand on "choisit" d'aider, de soutenir quelqu'un qui ne va pas bien, et qu'on constate que l'aide qu'on a proposé à l'autre ne semble pas l'aider à aller mieux, alors on peut s'interroger sur ce qui nous incite à persévérer dans cette voie. Et parfois, il arrive qu'on se rende compte que la main tendue nous aide plus nous que l'autre... A tenir ! Bonne nuit Agnès. A bientôt je suppose...

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BonjourCarla, je fais suite

BonjourCarla, je fais suite au message de Céline. Effectivement, il y a des fois où aider la personne c'est la renvoyer à ses propres responsabilités: c'est votre ex mari qui boit. Peut être vous at'il renvoyer un manque d'amour, de disponibilité? Seulement c'est à lui de s'aimer car ce ne sera jamais suffisant de la part d'un autre. Quant à votre fille, sans doute voulez vous la protéger d'une image négative de son père, seulemnt un jour elle y sera san doute confrontée, je ne sais pas quelle âge elle a mais il me parait important de lui expliquer que son papa se sent mal en ce moment.

Cordialement. Morgane

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Bonjour à toutes

Bonjour à vous, j'ai lu vos messages, j'y ai retrouvé tous vos ressentis, et tout ce que vous décrivez est juste. L'alcoolisme est dévastateur pour le malade autant que pour son entourage. J'ai vécu deux ans avec un homme qui a su me cacher sa maladie pendant plus de 6 mois.  Je vais peut être vous sembler dure, mais expérience faite, cet homme m'a tirée vers le bas, je me suis retrouvée soignée pour dépression. Ma première réaction a été de lui tendre la main pour essayer de le raisonner, de l'aider par tous les moyens possibles et imaginables à provoquer "LE DECLIC". Le mal être était en lui, nous en connaissions les tenants et les aboutissants. Son frère était alcoolique, il a suivi une cure de désintoxication avec un accompagnement psychologique qui a très bien fonctionné. Il ne faut pas non plus oublier le facteur héréditaire que l'on néglige trop souvent. Mon ami ne voulait pas entendre parler de thérapie, il se complaisait dans son état, ne travaillait pas, j'étais sa béquille, il se reposait entièrement sur moi, préférant de me faire culpabiliser jusqu'à me rendre malade. Le plus atroce dans ce genre de situations, c'est le sentiment d'impuissance et c'est vrai qu'on peut y perdre toute son énergie à vouloir faire réagir l'autre, à lui tendre une main qu'il ne veut pas saisir et assister pieds et poings liés à son auto-destruction. Bien entendu l'entourage joue un rôle important, mais il souffre autant que lui de cette descente aux enfers et il ne faut pas le rendre responsable de cette impuissance. Cette maladie est insidieuse, seule un suivi psychologique peut aider...... si le malade le veut bien !  Lorsque j'ai retrouvé mes forces, je n'ai pas hésité à me séparer de lui. Mes fils (dont il n'était pas le père) avaient déjà quitté la maison devant ce triste spectacle. Mon mari, leur père, était violent parce qu'il buvait, je sais de quoi je parle. Toutes les couches sociales peuvent être concernées par ce fléau qui détruit tant de familles. Ne culpabilisez pas Carla, concentrez vous sur votre fille et consultez éventuellement pour voir comment  protéger votre fille de l'image négative que son papa peut véhiculer, ce papa auquel elle est attachée et qu'elle aime (et c'est normal). Bon courage, je suis persuadée que vous en avez !